Archive dans mars 2016

Aux Acacias les personnes âgées font du cinéma

Les résidents des Acacias participent actuellement au tournage d’un court-métrage. La commune et ses infrastructures, église, école, café, servent de décor à l’histoire.

Depuis lundi, une équipe de quatre professionnels du cinéma est en action à la maison de retraite, à la mairie, à l’église, au collège Julien Maunoir et au cinéma. Le 25 avril ce sera au tour du café de la commune de devenir le lieu de tournage. En juin, tout sera prêt.

Cette idée de réaliser un court-métrage a débuté en septembre. La Résidence Les Acacias, en partenariat avec le cinéma Julien Maunoir, avait répondu à un appel à projet Culture et santé, lancé par la Direction Régionale des Affaires Culturelles (Drac) et l’Agence Régionale de Santé (ARS) Bretagne.

 » Fin août, la résidence et le cinéma ont reçu chacun une subvention pour mener à bien ce projet baptisé Les résidents font leur cinéma, avec les élèves du collège Julien Maunoir » explique Virginie BESNARD.

Après la phase d’écriture du scénario, les prises de vue se font avec des résidents, des collégiens, mais aussi le personnel de l’établissement et des habitants de la commune, soit une cinquantaine de figurants. « Tout le monde s’implique et se donne à fond », résume l’animatrice.

La commune a été choisie pour servir de trame à l’histoire. Une jeune fille âgée de 15 ans arrive dans le village. Perdue et sans repère, elle erre dans les rues. C’est à ce moment là qu’elle rencontre un résident des Acacias qui va l’accueillir et l’emmener dans l’établissement pour personnes âgées où elle sera prise en charge.

En parallèle, un habitant du village, aidé d’un détective privé, recherche sa fille qu’il a eu très  jeune. Il enquêtera dans tous les lieux de la commune.

« A travers une histoire plutôt drôle, ce court-métrage démontrera que la vie ne s’arrête pas en maison de retraite. Que les personnes âgées ont un savoir-faire à transmettre à la nouvelle génération », conclut Virginie BESNARD.

Il fallait oser se lancer dans un tel projet. Ce qui en ressort, c’est que tout le monde y trouve une satisfaction personnelles. Et la hâte de visionner le film définitif en juin se ressent parmi tous ces acteurs en herbe.

Attention, ca tourne à la Résidence Les Acacias !

Les résidents de l’EHPAD se font bien remarquer dans le bourg de Saint-Georges. Cette semaine, ils ont tourné une scène dans l’église en présence de la chorale de l’association Julien Maunoir, au cinéma Julien Maunoir avec comme figurants quelques bénévoles du cinéma, à la mairie avec Marie-Claire BOUCHER, le maire, et au collège Julien Maunoir.

En effet, depuis septembre 2015, les résidents de l’EHPAD Résidence Les Acacias et un groupe d’élèves du collège Julien Maunoir participent à un projet cinéma en commun. Les rôles principaux sont tenus par les résidents et les collégiens. Une dizaine de résidents a un rôle avec du texte et une quarantaine de résidents a joué les figurants. Les prochains jours de tournage auront lieu le 1er avril dans la Résidence Les Acacias avec une grande scène de bal et le 25 avril au café de Saint-Georges.

Le CHMB dans le contexte des GHT

Qu’est-ce qui a changé pour le Centre Hospitalier des Marches de Bretagne depuis la mise en place du GHT ?

Nous poursuivons ce que nous avions déjà entamé en 2012. A cette date, nous avons fait fusionner les établissements d’Antrain et de Saint-Brice-en-Coglès. Ensuite, ce fut au tour de l’EHPAD de Saint-Georges-de-Reintembault de passer en direction commune. Et maintenant, l’EHPAD et le Foyer de Vie de Tremblay rejoignent ce réseau territorial de qualité et de proximité.

Est-ce un projet nécessaire ?

Se regrouper est un impératif, au regard de la demande des élus, tous fortement impliqués dans l’ensemble des communes concernées. Un établissement isolé peut être mis en difficulté. Il est donc important de mettre en commun les compétences.

La présence médicale en milieu rural est-elle menacée ?

Nous n’avons pas attendu que les différentes lois s’imposent à nous et avons toujours cherché à anticiper, en agissant dans un esprit de construire ensemble. Des établissements à taille humaine, répartis sur un bassin de vie cohérent, mutualisant leurs compétences et s’appuyant sur un management attentif des salariés. C’est la voie à suivre pour une présence médicale et médico-sociale en milieu rural, selon Louis DUBREIL, le Président de notre Conseil de Surveillance.

Quels sont les enjeux ?

Offrir aux habitants une diversité de services de proximité, pouvoir rediriger vers les structures adéquates grâce à notre réseau : accueil de jour, accueil de nuit, médecine en hospitalisation complète ou à temps partiel, rééducation diverses, structure d’accueil pour les adultes handicapés, services de soins à domicile, etc. Tout ceci en lien avec les médecins libéraux et salariés.

En pratique comment cela se passe avec des structures plus importantes ?

Des conventions ont été signées avec des établissements. Par exemple, le CHMB travaille en étroite collaboration avec le Centre Hospitalier de Fougères et le CHU de Rennes. Une convention a également été signée avec le Centre Hospitalier de Guillaume Régnier à Rennes. L’adhésion au GHT est en réflexion et pourrait être une opportunité pour l’établissement.

Le CHMB en pleine mutation

Quel est le périmètre du Centre Hospitalier des Marches de Bretagne et son évolution prévisible ? Quelles sont ses différentes activités et ses capacités d’accueil ?

Le CHMB recouvre les sites d’Antrain et de Saint-Brice-en-Coglès, de Saint-Georges-de-Reintembault depuis le 1er avril 2012 ainsi que celui de Tremblay depuis 1er décembre 2015. A l’heure actuelle il s’agit donc de mûrir cette nouvelle direction commune afin de réussir ce rapprochement.

Sur l’ensemble de nos établissements, nous proposons de l’hébergement pour les personnes âgées ou handicapées, ainsi que des services de médecine, de soins de suite et de réadaptation polyvalents, spécialisés locomoteurs et  neurologiques. Au total, les quatre site proposent 780 places dont 693 en EHPAD et Foyer de Vie.

Que recouvre la convention avec le Centre Hospitalier de Fougères et le Centre Hospitalier Guillaume Régnier ?

La convention cadre de coopération entre le CHF et le CHMB recouvre les domaines en lien avec les activités de soins et les activités transversales. A titre principal, cette collaboration prend la forme de consultations spécialisées, le développement d’une filière territoriale AVC et de la filière gériatrique.

Tandis que la convention de partenariat avec le CHGR s’inscrit dans une démarche d’amélioration de l’accompagnement des personnes souffrant de troubles psychiques ou psychiatriques, afin de promouvoir une approche globale de leur santé en tenant compte des déterminants physiques, psychologiques, environnementaux et sociaux des personnes.

Quels sont les projets 2016

  • La livraison du 7ème Hameau sur le site de Saint-Brice-en-Coglès.
  • Obtenir l’autorisation de construire sur le site d’Antrain ce qui sera notre pôle sanitaire gérontologique.
  • Ancrer le partenariat avec l’EHPAD et le Foyer de Vie de Tremblay.
  • Le lancement de la construction des deux maisons de santé pluridisciplinaires sur les sites d’Antrain et de Saint-Brice-en-Coglès à l’initiative des communautés de commune.
  • La validation du nouveau projet d’établissement du CHMB.
  • L’inscription dans le Groupement Hospitalier de Territoire adopté par la loi du 27 janvier 2016.
  • Et, la préparation de la certification de nos activités sanitaires par la Haute Autorité de Santé.

Pourquoi un comité d’éthique territorial des Marches de Bretagne avec les Centres Hospitaliers de Vitré et Fougères ? Comment ces différentes entités travaillent entre elles ?

Un comité d’éthique territorial a été mis en place en 2015, en partenariat avec les CH de Vitré et Fougères afin d’élargir notre réflexion éthique sur des situations rencontrées, partager nos expériences et points de vue, mais aussi nous permettre de bénéficier de compétences spécialisées.

Le comité d’éthique territorial se réunit soit à la suite d’une saisine par courrier, soit il peut s’auto-saisir et initier une action sur une question particulière.

 Quid de l’hôpital numérique ? Quel intérêt pour le patient ? Où en est la télémédecine sur les différents sites du CHMB ?

Le programme hôpital numérique n’a pas encore d’implication directe pour les patients, pour lesquels le CHMB a déjà mis en place depuis plusieurs années un dossier patient informatisé.

Le dossier que nous déposons dans le cadre du programme « Hôpital numérique » vise plutôt à doter l’établissement d’outils médico-économique plus performants et sécurisés. L’objectif étant d’améliorer le système d’information hospitalier au service des professionnels de santé et administratifs.

Concernant la télémédecine, le CHMB est engagé dans un programme conduit par le Pôle Saint-Hélier pour les téléconsultations portant sur les plaies et cicatrisations uniquement, à partir d’Antrain. Nous attendons la livraison d’un nouveau matériel en 2016 qui devrait nous permettre de déporter ces téléconsultations sur les autres sites. Et nous devrions également développer la télémédecine sur d’autres types de consultations spécialisées en partenariat avec le Centre Hospitalier de Fougères.

Comment les SSIAD travaillent avec les différents hôpitaux ?

Depuis la reprise de l’activité du SSIAD du Coglais au 1er juin 2014, le CHMB offre une capacité de 75 places de SSIAD sur les cantons d’Antrain et du Coglais. Ce service est identifié par les hôpitaux et permet notamment de prendre le relai au domicile de la personne en sortie d’hospitalisation, en concertation avec les Infirmières libérales.

Combien personnes emploie le Centre Hospitalier des Marches de Bretagne ?

Depuis la nouvelle direction commune, le CHMB emploie en tout 650 agents dont 450 sur les sites d’Antrain et de Saint-Brice-en-Coglès ; 70 à Saint-Georges-de-Reintembault et 130 à Tremblay.

Un chèque pour le jardin de la Loysance

Les résidents de la Loysance ont accueilli Arnaud BARON, directeur de Truffaut Rennes, suite à une demande de subvention à la Fondation Truffaut. Ils se sont vus remettre un chèque qui va servir à aménager le Jardin des sens situé au coeur de la résidence : construction d’un kiosque qui créera une zone d’ombre afin de profiter pleinement de cet espace.