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Le CHMB et le CHF s’unissent dans la filière gériatrique

Les centres hospitaliers de Fougères et des Marches de Bretagne ont signé une convention formalisant la filière gériatrique sur le territoire. Impulsées au niveau régional par l’ARS, dix-neuf filières gériatriques hospitalières existent en Bretagne.

Le pays de Fougères est le premier du territoire 5 (qui comprend Redon, Rennes, Vitré et Fougères) à effectuer cette démarche qui vise à mettre en place une organisation coordonnée des soins gériatriques sur le territoire.

Ce rapprochement est les deux établissements s’articulera autour d’une coordination médicale et administrative de la filière, avec un référent pour ces deux activités.

Objectif principal de la filière : « améliorer les parcours de soins et les parcours entre l’hôpital et le lieu de vie » pour les personnes âgées (75 ans et plus). « C’est faire en sorte que nos patients soient au bon endroit, au bon moment », résument en une formule les responsables.

L’ambition se décline en plusieurs axes : « la coordination », »avoir une meilleurs lisibilité et avoir un état des lieux de l’offre hospitalière et des établissements médicaux-sociaux », »l’accessibilité » à travers la mise en place d’une permanence téléphonique à l’attention des médecins traitants et coordonnateurs d’EHPAD, « la fluidité des parcours » et « la qualité ».

Les responsables de la filière souhaitent notamment dépister au plus tôt ce qu’ils appellent « le syndrome des difficultés du maintien à domicile », qui touche des personnes âgées entre 70 et 100 ans. « C’est un tiers des hospitalisations en court séjour gériatrique ».

Un plan d’actions doit être défini prochainement et des échanges avec les différents partenaires (CAUDHEM, CLIC, EHPAD, services sociaux) vont être menés au cours d’une seconde phase.

Augmentation de la capacité d’accueil du service de court séjour, recrutement d’un gériatre, orientation des personnes âgées dès leur admission aux urgences par le biais d’un outil de repérage…font partie des pistes à développer.

Immersion aux soins palliatifs du CHMB – Reportage de France 3 Bretagne

Cliquez ici pour accéder au reportage vidéo.

Dix ans après la loi Léonetti, les députés examineront en seconde lecture, ce lundi 5 octobre, le projet de loi sur la fin de vie avec, en filigrane, la question de la légalisation de l’euthanasie. A la vie, à la mort. Rencontre avec l’équipe chargée des soins palliatifs à l’Hôpital d’Antrain (35).

Snoezelen: une méthode de relaxation suédoise basée sur la stimulation des 5 sens pour apporter bien-être et apaisement aux patients en fin de vie. © H.Pédech

© H.Pédech Snoezelen: une méthode de relaxation suédoise basée sur la stimulation des 5 sens pour apporter bien-être et apaisement aux patients en fin de vie.

« Les soins palliatifs, c’est tout ce qu’il reste à faire quand il n’y a plus rien à faire ». Ainsi résume le Dr Philippe Vellard, médecin généraliste en Ehpad (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) et au S.S.R. (Service de soins de suite et de réadaptation) de Saint-Brice en Coglès (35), qui font tous deux partie du Centre Hospitalier des Marches de Bretagne.

Dans cet hôpital de proximité, qui compte 240 lits sur le site d’Antrain (35) et 162 sur celui de Saint-Brice, 2 lits sont officiellement dédiés, depuis 2012, aux soins palliatifs, autrement dit, aux soins d’accompagnement à la fin de vie.

Ouvert 24h/24

Pour ces deux chambres individuelles, les visites sont possibles 24 heures sur 24, l’équipe soignante est joignable à toute heure du jour et de la nuit y compris par téléphone. Car ici, l’accompagnement se fait tant au service du malade que de celui de ses proches.

« C’était triste mais beau »

Astrid Chappée en témoigne. Il y a quelques jours, sa belle-mère s’est éteinte après 2 semaines passées dans ce service. Elle y avait été hospitalisée à la suite d’un accident vasculaire cérébrale massif. « Mamie ne souffrait plus, ni physiquement car elle avait eu les médicaments qu’il fallait, ni moralement. Elle n’avait pas peur. Elle était apaisée. Du coup, nous étions, nous-mêmes, plus sereins. cela nous a permis de lui dire au revoir doucement. C’était triste mais beau. »

Les tout derniers jours, Astrid Chappée, a pu disposer d’un studio situé juste au dessus du service, histoire de souffler un peu, sans toutefois trop s’éloigner du chevet de sa belle-mère.

 Immersion aux soins palliatifs d’Antrain (35)

– Astrid Chappée – Dr Ghislaine Villoin Médecin référent « soins palliatifs » – Ghislaine Dudoit, psychologue, et Nelly Talva, infirmière – Dr Philippe Vellard – Equipe: H.Pédech, K.Hennedouche, D.Frasez

Améliorer la qualité de vie… quitte à la raccourcir un peu

A l’Hôpital des Marches de Bretagne, l’équipe des soins palliatifs se compose de trois soignants: un médecin référent (Dr Ghislaine Villoin), une infirmière (Nelly Talva) et une psychologue (Ghislaine Dudoit). Toutes les trois sont titulaires d’un diplôme inter-universitaire en « soins palliatifs ». « Les soins palliatifs s’intéressent avant tout à la qualité de vie du patient, explique le Dr Ghislaine Villoin.

« Est-ce que cela nécessite éventuellement qu’on raccourcisse la vie en diminuant, par exemple, les soins en cancérologie, qui sont désagréables? Peut-être. Ce sont des questions qu’on pose aux familles pour savoir jusqu’où le soin technique peut aller« . Dans tous les cas, c’est une décision qui est prise collégialement à l’issue de réunions de staff, qui regroupent tous les soignants qui interviennent auprès du patient.

Ainsi, le cas de cette dame, âgée de 72 ans, qui vient d’arriver dans le service. Victime d’une récidive de cancer, elle a été opérée, ce qui a laissé d’importantes et douloureuses séquelles. Sa santé n’en finit pas de se détériorer. Ensemble, les professionnels s’interrogent sur le bien-fondé de soins (chimio-thérapie et radio-thérapie) plus avancés mais aux effets secondaires pénibles. « Quel est l’intérêt pour elle ?, demande Dr Philippe Vellard. Ne vaudrait-il pas mieux l’accompagner convenablement? ».

« Ce n’est pas l’antichambre de la mort »

En complément des traitements médicamenteux, qui permettent aujourd’hui d’apaiser la plupart des douleurs physiques et morales, l’Hôpital d’Antrain propose une technique de relaxation innovante. Baptisée Snoezelen (contraction en néerlandais de « renifler » et « somnoler »), elle stimule les sens (l’odorat avec des huiles essentielles, la vue avec des lumières douces et colorées, l’ouïe avec de la musique, le toucher à travers des massages) en adaptant le soin selon l’état du patient. « Ce n’est pas un mouroir, note le Dr Philippe VELLARD. Ici, c’est une prise en charge globale du corps et de l’esprit, jusqu’au dernier souffle de vie. »

Les soins palliatifs: une prise en charge globale du malade et de ses proches

Dr Philippe Vellard Médecin en Ehpad

​ »On accompagne ENSEMBLE le malade, les proches et le personnel soignant », complète Ghislaine Dudoit, la psychologue de l’équipe. « En fin de compte, on leur donne aussi de l’amour », remarque Nelly Talva, infirmière. D’ailleurs, il arrive que certains patients, stabilisés, puissent rentrer chez eux.

Seulement 2 lits sur 240

Bien entendu, un tel accompagnement suppose davantage de moyens que dans un service classique: des chambres individuelles, du matériel et surtout, on l’aura compris, du personnel particulièrement disponible. Autant dire que 2 lits sur les 240 que compte l’hôpital, c’est très largement insuffisant. « Du coup, on fait la même chose dans les services d’Ehpad et de S.S.R. [NDLR: soins de suite et de réadaptation]. Mais cela suppose une surcharge de travail considérable pour les soignants. Tout repose sur leur bonne volonté et leur dévouement« , déplore le Dr Philippe VELLARD.

« Régulièrement, on nous parle d’euthanasie »

Les débats, les récents procès sur l’euthanasie ou le suicide assisté ont libéré la parole. « Souvent, le patient ou ses proches nous demandent si l’on peut abréger les souffrances. Ce que l’on fait avec nos moyens. Mais c’est la maladie qui décide« , explique le Dr Ghislaine Villoin.

L’euthanasie souvent évoquée avec les soignants

Dr Ghislaine Villoin Médecin référent « Soins Palliatifs » – Centre Hospitalier des « Marches de Bretagne  » à Antrain (35)

En définitive, cette immersion de quelques heures aux soins palliatifs d’Antrain nous aura surpris. Nous pensions, en y arrivant, y trouver un service, sur lequel plane l’ombre de la mort. C’est au contraire, la vie, dans ce qu’elle a d’essentiel qui y est célébrée.

http://www.bretagnesoinspalliatifs.com/documentation/rapports-sur-les-soins-palliatifs-et-fin-de-vie

Convention cadre entre le CHMB et le CHF

L’accès à des soins, peut-être plus difficile à 50 km d’une grande agglomération : la démographie médicale peu favorable peut allonger les délais de consultation, et il n’est pas aisé d’identifier la compétence requise et de s’organiser pour y accéder. Or, la mise en œuvre de collaborations structurées est un enjeu pour la qualité de la prise en charge des patients, par l’identification de filières claires, graduées et la possibilité d’une prise en soins de proximité en maintenant les exigences de qualité et de sécurité des soins.

 

Conscients de ces enjeux, le Centre Hospitalier des Marches de Bretagne et le Centre Hospitalier de Fougères souhaitent donner une nouvelle dimension à leur partenariat afin d’assurer aux habitants du Pays de Fougères, d’Antrain et de St-Brice-en-Coglès un parcours de soins plus fluide, incluant qualité et sécurité, quelle que soit la pathologie.

 

Cette volonté commune se traduit aujourd’hui par la signature d’une convention cadre entre les établissements.

 

Une convention cadre pour coordonner et graduer le parcours de soins du patient

 

Quel que soit le point d’entrée du patient dans les établissements, ceux-ci s’engagent à tout mettre en œuvre pour lui assurer le bon niveau de prise en charge. La réflexion commune doit permettre d’améliorer l’orientation des patients et de garantir un parcours de soins optimisé. Il s’agit de privilégier une logique de proximité quand cela est possible, tout en organisant les transferts ou les relais en fonction des pathologies et de la criticité des cas.

 

L’objectif est donc de mieux répondre aux besoins de santé de la population, tout en soutenant à la fois l’activité des deux établissements dans une logique de parcours du patient. Cette collaboration se traduit par l’organisation de consultations spécialisées, des prises en charges coordonnées et des échanges d’expériences dans les domaines suivants :

  • Les activités de soins communes, pouvant aboutir à des interventions croisées des professionnels médicaux et soignants, à l’harmonisation des pratiques ou encore au développement partagé d’évaluation des pratiques professionnelles, d’enseignement et de formations.
  • La filière gériatrique.
  • Les soins palliatifs.
  • La prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC).
  • Les urgences.
  • Les spécialités médicales, telles que la cardiologie ou la chirurgie orthopédique.
  • La biologie.
  • L’imagerie.
  • La pharmacie.

Mais aussi dans l’ensemble des activités transversales relatives à la démarche éthique, la santé au travail, l’hygiène, la gestion de la qualité et des risques et les activités dites support (administratives, techniques et logistiques).

La Chambre Régionale des Comptes de Bretagne souligne la bonne gestion de l’hôpital

« La Chambre régionale des comptes vient de rendre son rapport relatif à la gestion du Centre Hospitalier des Marches de Bretagne. Celui-ci a été créé en janvier 2012 à la faveur de la fusion des sites de Saint-Brice-en-Coglès, davantage dédié au médico-social, et d’Antrain, pôle de médecine et d’activités sanitaires.

 

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Le Centre Hospitalier des Marches de Bretagne au cœur du développement des futurs Pôles de santé.

« A terme, l’offre médicale sur les territoires de Saint-Brice et d’Antrain, s’articulera autour de l’hôpital qui dispose d’une antenne sur chaque canton. Depuis quelques années maintenant, les deux Centres Hospitaliers locaux d’Antrain et de Saint-Brice-en-Coglès ont fusionné en un seul établissement modernisé et agrandi qui fonctionne avec une direction commune. Une bonne partie de la réflexion sur l’offre de soins sur les territoires concernés est donc liée à l’existence de ce qu’on appelle désormais le Centre Hospitalier des Marches de Bretagne qui assure  les soins de suite pour les patients sortant de l’hôpital et accueille des personnes âgées … »

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